Tenue à Lomé dans la capitale togolaise, du 9 au 11 novembre dernier, la deuxième édition de l’Africa Cup 3×3 de basket a vu le sacre de la Côte d’Ivoire chez les hommes et la conservation de la couronne dans le tableau féminin par le Mali. Le tournoi a tenu toutes ses promesses.

Au lendemain de ce grand événement de la nouvelle version de la balle orange, c’est l’heure du bilan technique de la compétition. Et déjà, le constat de taille reste ce retard que l’Afrique accuse par rapport au continent européen. Guillaume Sineux expert FIBA 3×3, a félicité toutes les équipes participantes pour leur «formidable état d’esprit pendant toute la compétition, où le respect mutuel entre les compétiteurs et les officiels était palpable».

Le 3×3, une variante du Basket, qui se joue en 10 minutes intenses requiert un bon niveau athlétique des joueurs pour faire la différence. Et justement, à Lomé, la condition physique des équipes africaines ne pouvait être remise en cause. «On a vu des équipes d’un niveau athlétique vraiment impressionnant. Le Cap-Vert, l’Ouganda, le Nigeria, la RD Congo et j’en passe, ont répondu présent aux défis physiques imposés par la compétition», a déclaré l’expert.

L’insfrastructure a pénalisé le spectacle … 

Les installations du Stade municipal de Lomé n’étant pas les meilleures, ont pénalisé dans une mesure le spectacle. Le stade situé non loin de la mer et subissant les aléas du vent, a entraîné une certaine maladresse des shoots à deux points, «obligeant souvent les joueurs à aller au panier, ce qui est très compliqué en basket 3×3 tant les contacts sont plus rigoureux», fait remarquer Guillaume Sineux. L’expert de la faîtière internationale de Basketball présent à Lomé s’est réjoui du niveau croissant du 3×3 en Afrique avec comme preuve les intensités des matches sur la durée de la compétition, surtout les premiers matches qui ont été aux « over time ».

L’engagement mis par les participants résulte du fait que cette Coupe d’Afrique, dans le nouveau procédé de la FIBA, compte pour un système de « ranking » qui qualifie pour les prochains Jeux olympiques 2020 à Tokyo au Japon et à la Coupe du monde. Ce critère de qualification mise en place par la FIBA a pour but de favoriser la représentativité des continents sur les compétitions majeures mondiales. Ainsi, les champions ivoiriens et maliens peuvent se frotter les mains en gagnant des points supplémentaires, pour un début de système.

“Pour avoir vu des équipes africaines et européennes, il faut reconnaître que la façon de jouer diffère. En Europe, on a vu plus de jeu sur les pick and roll, les écrans. Par contre sur cette CAN, on a vu des ballons qui sont donnés plus à l’intérieur, avec des coups de joueurs athlétiques comme ceux présents à Lomé, ça permet d’avoir des actions très proches du panier”, a fait observer l’expert français de la FIBA.

Travailler l’entame de jeu 

Revenant spécifiquement sur la compétition du pays hôte, le Togo, Sineux Guillaume a fait le constat selon lequel, “les hommes particulièrement ont eu du mal à commencer leurs matches. Ce qui peut s’expliquer par la pression que ressent le pays hôte. L’autre défaut de cette équipe masculine togolaise était de n’avoir pas réussi à varier les phases de jeu”.

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