CAN 2023/Éléphants : “le football, c’est le seul sport ou le plus fort n’est pas sûr de gagner le faible”, Salif Bictogo

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La CAN, c’est chez nous”. Ce syntagme est bien celui d’une nation qui sportivement fait en ce moment, l’unanimité sur le continent. La Côte d’Ivoire en effet, accueille depuis le 13 janvier 2024, la 34e Coupe d’Afrique des Nations de football. Une CAN dite de l’hospitalité, qui tient son pari et qui fait la fierté de toute l’Afrique. Dans un entretien avec la presse togolaise présente en Côte d’Ivoire, Salif Bictogo, le Président de la Ligue Professionnelle de football du pays hôte, rend hommage aux Éléphants et au football africain. L’homme se dit fier de la Côte d’Ivoire et bien sûr du caractère atypique que revêt la compétition. Salif Bictogo espère voir les Éléphants sur le toit du continent au soir du 11 février prochain. Savourez plutôt l’entretien.

La CAN de l’hospitalité, c’est bien celle que votre pays abrite. Quel est votre aperçu global sur la compétition ?

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Nous sommes satisfaits du bon déroulement jusqu’à ce jour. Toutes les équipes, les 24 pays qui participent sont contents de cette CAN. Le peuple africain est content de cette CAN et la joie que nous propulsions à toute l’Afrique, c’est ce que nous recherchons. C’est ce que le président de la République Alassane Ouattara recherche. C’est un facteur de rapprochement de tous les peuples africains, c’est ce qui se passe en ce moment dans cette CAN.

Une CAN à 24 nations reste l’une des plus belles expériences d’organisation. Qu’est se cela représente pour votre pays et surtout pour le football ivoirien ?

Pour la Côte d’Ivoire, c’est d’avoir pu rassembler toute cette jeunesse autour du sport roi. Ça ne s’arrête même pas à la jeunesse. Il y a toutes les couches de la nation et d’Afrique. C’est une CAN qui a permis à plusieurs nations et plusieurs continents de nous suivre pour en faire un bon écho dans le monde. Elle permet à la Côte d’Ivoire de montrer ses potentialités, ses richesses, sa beauté et son vivre ensemble. C’est la CAN de l’hospitalité. Et c’est ce qui est important pour nous.

Aujourd’hui est-ce que les Éléphants sont une fierté pour vous ?

C’est d’abord une fierté pour tous les Ivoiriens. C’est grâce à leur prière. Et pour une première fois, on voit en Côte d’Ivoire l’unité parfaite au tour de cette équipe nationale qui fait rêver et nous sommes fiers de notre sélection.
Vous allez constater qu’à Bouaké, à dix minutes de la fin du match contre le Mali, la Côte d’Ivoire est menée 1 – 0, et le public a entonné l’hymne national ; je crois que cela a fait un effet sur les jeunes athlètes, ça n’a pas de prix, ça n’a pas de mots. Cette force qui est venue des tribunes a transcendé nos joueurs. Pour nous, c’est une joie indescriptible.

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Vous savez, le football fait rêver et pour le moment, on rêve, nous sommes contents de nos pachydermes. Nous sommes aussi fiers du football africain parce que tous les matchs déjà joués ont été d’un bon niveau. C’est une CAN où on retrouve dix nations qui l’ont remportée ou encore qu’elle nous a montré que toutes les équipes, plus ou moins, se valent. Il suffit d’être dans les bonnes conditions. Au premier tour, trois mondialistes sont sortis ; au deuxième tour, deux mondialistes ; et on se dit que toutes les nations qui sont à ce tournoi sont capables de le gagner.


Vous êtes passés au bord de l’élimination. Quel était votre ressenti en ce moment ?

Vous savez qu’en sport, il y a trois possibilités, la victoire, le nul et la défaite. Ceux qui sont longtemps dans ce sport le savent. C’est pour vous dire que le football a fait tellement de passions, tellement de surprises et je dis souvent que c’est le seul sport où le plus fort n’est même pas sûr de gagner le plus faible. Au basket par exemple, quand tu es plus fort, tu écrases ; Pareil pour le volley-ball et l’athlétisme.

Par contre en football, c’est cette petite dose de chance qui permet de rendre le football fou. Et c’est ça qui nous anime. Certes, on est passé par tous les états, mais comme l’on dit en Côte d’Ivoire, la CAN, c’est chez nous. Par la grâce de Dieu, nous avançons petit à petit et nous espérons, un jour, meilleur.

Jusqu’où voyez-vous vos éléphants ?

Dans le football, il n’y a plus de charlatan. On va jouer notre football. Et Dieu fera que le meilleur sera sur la plus haute marche du podium. Nous souhaitons quand même que le meilleur soit la Côte d’Ivoire. On reprend le refrain, la CAN, c’est chez nous. Vous savez, l’appétit vient en mangeant. Il n’y a jamais de pari gagné d’avance. Toute compétition est difficile. Le plus important pour nous, c’est d’espérer que nos jeunes gens ont pu récupérer. Ils ont joué quand même 240 mins et dans les 240 mins, ils ont joué à peu près 90′ à 10 face au Mali. C’est beaucoup d’efforts. Mais nous savons compter sur eux…

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