Alors que le samedi 17 novembre, la Gambie relançait totalement le groupe D, en dominant le Bénin 3-1, les Éperviers qui avaient l’occasion de prendre seuls la tête de ce groupe en cas de victoire n’ont pas su saisir leur chance. Pire, ils ont été corrigés sur leurs installations par les Fennecs 4-1. Le Togo du football s’est tiré une balle dans les pieds…

Un sabordage, qui a donné du tournis aux supporters togolais, venus nombreux pousser les jaunes à la victoire. Trente minutes, c’est le temps qu’il a fallu pour vite déchanter. Sans forcer le talent de ses joueurs, Jamel Belmadi, sélectionneur des Algériens, a donné une leçon tactique et de réalisme à Claude Le Roy et sa bande.

Les premières 45 minutes, les Togolais ont été méconnaissables, fébriles à la défense et dans l’entre jeu. Aucun tir cadré pendant les 45 premières minutes, ni une construction de jeu, pouvant aboutir à une occasion franche.

Il a fallu attendre la seconde partie pour voir une amélioration dans le comportement des Éperviers, au moment où les Algériens avaient fait l’essentiel. Certes, les hommes de Claude Leroy ont su réduire le score sur un corner. Ce qui relance la question de l’efficacité des attaquants du technicien français.

L’attaque togolaise, l’expression de l’inefficacité…

En 5 matches des éliminatoires, les Éperviers du Togo n’ont pu marquer que trois petits buts. Et pourtant, les convocations de Claude Le Roy sont essentiellement à vocation offensive.

En conférence de presse d’après-match, le sélectionneur togolais, affirmait avoir créé plus de danger que les Algériens, et pourtant les éperviers n’ont créé aucune franche occasion de buts (la réduction du score étant venue d’un coup de pied arrêté).

Cette inefficacité, est incarnée par le capitaine de la barque des Éperviers Adebayor Sheyi. Son dernier but remonte en juin 2015, lors de la première journée des éliminatoires de la CAN 2015, face au Liberia (2-1). Si l’attaque inquiète, la défense n’en fait pas mieux.

Six réalisations en 5 journées, c’est le nombre de buts encaissés dont 4 en un seul match face à l’Algérie. L’absence du roc de GetafeDjene Dakonam, a été un sérieux handicap pour les Togolais. Écarté depuis plus d’un an de la sélection et rappelé pour ce match, Ouro Akoriko Sadate n’a pas été positif dans le contenu. Coupable sur l’ouverture du score, le défenseur d’Amazulu d’Afrique du sud-est sorti à la 35e minute sur une blessure pour laisser sa place à Wilson Akakpo. Le néo Épervier du championnat égyptien aura marqué lui, quelques points.

Une situation criarde de la défense qui est à mettre à l’actif de Claude Le Roy. Après la CAN 2017, le technicien français s’est lancé à juste titre dans un processus de reconstruction. Cependant, le Breton a toujours préféré composer avec seulement 3 défenseurs centraux (Djene, Hakim, Gbegnon), dont l’absence des deux premiers a déséquilibré toute l’équipe.

Une première dans l’histoire du foot togolais !

Jamais, dans l’histoire du foot togolais, l’équipe nationale du Togo, n’a été incapable de prendre minimum 3 points à domicile dans les éliminatoires d’une CAN. Une situation qui inquiète au plus haut point les supporters des rapaces.

Le fossé entre le public et son équipe nationale est devenu abyssal. Les séances d’entraînement des Éperviers avec un monde fou dans les tribunes appartiennent au passé.

L’illustration avec Emmanuel Adebayor. Autrefois, chouchou du public, le capitaine des Éperviers a dû être reconduit aux vestiaires par les forces de l’ordre dimanche dernier, sous des sifflets et des jets de sachets d’eau.

Le chiffre 2 

Deux, c’est le nombre de matches officiels remportés en deux ans à la tête des éperviers du Togo par Claude Le Roy, champion d’Afrique en 1988 avec le Cameroun.

La mission qui a été assignée au “Sorcier Blanc”, celle de la qualification à la CAN 2019 est à un point critique. Mathématiquement, rien n’est perdu. Une victoire en mars 2019 au Bénin, peut qualifier le Togo. Une défaite serait synonyme du départ de Claude Le Roy.

Claude Le Roy va t- il partir ?

Interpellé en conférence de presse sur une éventuelle démission à la suite de cette lourde défaite à Lomé, Claude se montre catégorique. Pas question de démissionner.

Il affirme que s’il devait mettre un terme à son aventure au Togo, cela correspondrait à une défaite au Bénin, donc à un échec de sa mission, celle de qualifier le Togo pour la CAN 2019.

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