Le contentieux qui oppose Gbikinti de Bassar à ASFOSA de Lomé prend des proportions de plus en plus inquiétantes. À la suite de la première décision rendue par la commission de discipline, ASFOSA dénonce une procédure unilatérale et compte intenter une action en justice contre ceux qui en ont après le club de la forêt sacrée.

Face à la presse le mercredi 18 août, les dirigeants d’Asfosa de Lomé ont, dans un argumentaire relevé les différents manquements, disent-ils, dans la procédure de gestion du litige qui oppose Gbikinti à leur formation.

En effet, le club ASFOSA, s’appuyant sur l’article 21 du code d’éthique de la FTF, relève l’incompétence de la Commission de discipline de connaître du dossier; pour eux, cette affaire relève exclusivement de la compétence de la Commission d’éthique puisqu’il s’agit d’une plainte de tentative de corruption.

Ce vice de procédure que dénonce le club de la forêt sacrée, est étendu au club plaignant qui aurait selon toujours les dirigeants du club accusé, formulé au lendemain du match mis en cause, une évocation et non une plainte de tentative de corruption. Ce qui ne devrait pas être recevable. Ce manquement relevé, s’appuie sur l’article 61 du code éthique qui stipule selon ASFOSA, que tout ce qui relève d’une plainte (quelque soit la nature) est traité par la commission d’éthique.
Ainsi, l’accusé dans l’affaire Gbikinti-Asfosa, soutient que sur la forme, la procédure est viciée suivant l’article 53 qui ne donne pas mandat à une quelconque commission de outrepasser son champ de compétence.

Outre ces manquements procéduraux, les dirigeants d’Asfosa accusent le président de la commission de discipline, FOLIVI Kagni, d’avoir requalifié l’objet de la plainte déposée par Gbikinti.

En effet, le club de Bassar a déposé auprès de la fédération, une plainte pour tentative de corruption. Dossier envoyé à la commission de discipline pour justice. Ce qui ne devrait pas être le cas selon les dirigeants d’Asfosa. Ces derniers martèlent que, pour que la commission de discipline puisse gérer l’affaire, le président de ladite commission, a dû requalifier l’objet de la plainte en « manipulation de match » afin justement de permettre à sa commission de connaître de l’affaire. Ce qui constitue pour les dirigeants du club de la forêt sacrée, un délit de justice commis par le sieur FOLIVI Kagni.

Cette démarche du président de la commission de discipline, comme l’explique Asfosa, est une violation de l’article 191.1 du code pénal et donc punissable par la justice civile. Voilà pourquoi le club d’Ablogamè entend intenter une action en justice à cette fin.

Par ailleurs, l’Asfosa au-delà des griefs de forme, rejette la décision de sanction prise à son encontre notamment le match qu’ il perd par forfait. L’accusé estimant que ce qui est reproché à son entraîneur ne devrait pas être rattaché directement au club. Autrement dit, Asfosa dénonce une décision unilatérale de la commission de discipline. Voilà pourquoi il a fait appel auprès de la commission de recours pour justice.

Toute analyse faite, ce dossier prend l’allure d’un feuilleton à rebondissements. Si d’aucuns voient en la démarche de l’Asfosa un chantier sans lendemain, d’autres encore estiment qu’il y a de la pertinence par endroit dans cette démarche. Entre l’hypothèse d’un vice de procédure et la gestion unilatérale du litige, la commission de recours doit prendre de la hauteur et éviter un blocage comme ce que l’on constate dans le dossier Maranatha-Anges.

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