Treize ans après son retour sur le continent, l’association sportive de la Kozah mal embarquée après son match aller(0-1) à Abidjan, doit désormais renverser la situation à Lomé, le 6 décembre 2020. Une mission à la portée toute de même des Kondonas de la Kozah.

Le retour sur le continent d’ASKO ne ressemble pas encore à un conte de fée comme l’espère le public sportif togolais général et celui de la Kara en particulier. Une défaite 0-1 à Abidjan lors de la manche aller contre le Racing Club d’Abidjan, suscite des inquiétudes pour les togolais, toujours hantés par les échecs de ses clubs lors des échéances passées à l’exception de l’As Togo port qui avait su rejoindre les phases de groupe.

Secouée ces dernières années par une instabilité des dirigeants, l’équipe sur le terrain n’a su faire exception lors des championnats passés, frôlant la relégation comme lors de la saison 2018-2019. Une désorganisation qui n’a pas quitté ce club malgré leur qualification sur le continent.

Signe distinctif du football togolais, Asko n’a pas fait mieux dans son organisation pour cette compétition. Depuis la qualification continentale du club, les appétits pour présider ce club qui n’est pas loin des arcanes politiques ont ressurgi. Mettant de côté l’essentiel, c’est-à- dire la préparation de l’équipe, le recrutement et la réalité que constitue l’état d’urgence sanitaire au Togo.

Laissé éparpillé un peu partout, le staff technique des Kondonas n’a pas su imposer un entraînement individuel et suivi aux joueurs de son équipe en vue de garder le minimum de conditions physiques. Un état de forme inadéquat qui s’est ressenti sur la pelouse d’Abidjan le 29 novembre passé.

Le recrutement au sein du club s’est voulu ambitieux avec l’arrivée des joueurs expérimentés : Ouro-Akoriko Sadate, Atakora Lalawele. Des anciens tauliers de l’équipe nationale togolaise, aujourd’hui en déclin et en manque de fraîcheur physique, qui n’ont pas (encore) apporté une plus value à cette équipe.

Malgré une tentative de ratisser large pour étoffer son équipe, avec Gnama Akaté ou encore Agbagla Vigninou dans les buts, le staff technique d’ASKO n’aura pas eu le temps nécessaire de faire régner une cohésion tant humaine que technique, nécessaire à un succès d’un groupe de footballeurs. Il a été même difficile et incertain l’enregistrement de certains joueurs pour cette compétition, en raison des certificats internationaux de transfert, signe du retard pris dans les démarches administratives.

Malheureusement, ce club ne sera pas épargné par le malheur. Lors d’une séance d’entraînement, Awi Toyi, joueur de club, victime d’un arrêt cardiaque sera transporté en urgence où il va succomber, mettant un gros coup au club et la sortie des pressions sur ce club, qui avait tenu à se préparer malgré l’interdiction de la pratique des sports au Togo en lien avec la Covid-19.

En perdant 1-0 à Abidjan, le champion togolais, n’a tout de même pas hypothéqué toutes ses chances de qualifications, mais les a rendu un peu plus difficiles face à une équipe plus en jambes et mieux structurée.

Le dimanche 6 décembre à Kégué, dans un stade à huis clos, Asko n’aura pas droit à l’erreur et devra se battre tout seul, sans supporters pour espérer continuer son aventure en ligue des Champions. Une mission à la portée des Kondonas.

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