À trois semaines de la reprise du championnat national de football de première division saison 2019-2020, la commission de discipline de la Fédération Togolaise de Football suspend des arbitres dans une affaire de corruption. Que s’est il passé réellement ?

Le soir du 07 avril 2019, alors que prenait fin la 23e journée du championnat national de D1, de folles rumeurs de corruption font la Une de l’actualité. La polémique venait du Haho et était liée au match Anges -Asko. Ce jour-là, le club de Notsè venait d’être défait par Asko 0-1 sur ses installations. Si le match quant lui même est arrivé à terme, le duel a continué entre les deux équipes dans les bureaux.

Ayant justement eu vent d’une tentative de corruption des arbitres de la rencontre, la commission des arbitres décide alors de se pencher sur le cas. Face à la concordance de certaines preuves, le dossier est transmis à la commission de discipline qui a finalement après investigation décidé de frapper.

Ainsi, Kpanake Aboza Esso, arbitre fédéral de son état, cité comme cerveau de cette manœuvre, écope d’une suspension de 10 ans d’interdiction de toute activités liée au football. Le “presque bani” paye pour avoir été celui qui aurait approché les arbitres pour obtenir leur numéro de téléphone pour une transaction financière via les mobiles money, pour “fausser le résultat du match”.

Biyao Adam, premier assistant prend lui 8 ans de suspension pour corruption passive tout comme le deuxième assistant Gnamassou Kowou qui en prend quatre. Ces deux assistants auraient perçu selon les informations une somme de 22 500 f cfa chacun pour fausser le résultat de la rencontre. Une somme que rendra, selon notre source, l’officier de police et arbitre assistant, Biyao pour avoir échoué dans l’accomplissement de cette basse besogne.

Arbitre sur la rencontre, Ouro Bang’na Raouf, écope lui, de deux ans pour avoir couvert les actes de corruption de ses collègues.

En effet, d’après nos recoupements contacter pour donner son numéro de téléphone mobile pour le transfert d’argent, il n’a pas réagi favorablement. Aujourd’hui, il lui est reproché, son silence qui s’apparente à une complicité.

Ces sanctions disciplinaires dans le corps des arbitres sonne comme un ménage de la FTF à quelques semaines seulement de l’ouverture de la D1.

Cependant, les pistes du commanditaire de cette corruption ne sont pas totalement claires. La commission de discipline a ouvert ainsi les portes pour se ressaisir du dossier dès que de nouvaux éléments surviendront, pouvant conduire à débusquer le ou les corrupteurs.

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