Les clubs togolais sont déjà sur la touche en coupes continentales. Asko et Unisport logiquement éliminés dès le premier tour par des adversaires pourtant à leur portée. Une méforme qui s’explique par plusieurs facteurs dont l’absurdité sportive de la part des décideurs.

Après sa défaite 0-1 à l’aller à Abidjan, beaucoup ont cru à un renversement de vapeur le match retour à Lomé. Certes les Kondonas se sont imposés à Kégué 2-1. Mais cela reste une victoire inutile sinon frustrante vu qu’elle n’a pas suffi pour le ticket en vue du tour suivant. Le but à l’extérieur du Racing Club d’Abidjan a été fatal aux togolais.

Asko est du coup éliminés prématurément de la ligue des champions pour insuffisance de résultats, mais aussi et surtout à cause des facteurs externes et internes liés à l’organisation. En effet, le premier facteur qui explique l’élimination du club de la Kozah, reste la gestion ou la place presque inexistante des sports dans les projets du gouvernement. Depuis mars 2020 par exemple, l’Etat togolais a mis en berne toutes les activités sportives sur son territoire. Des mesures pour contenir certes la pandémie du coronavirus, mais qui aujourd’hui deviennent de plus en plus gênant dans le monde du sport. Si plusieurs autres pays ont allégé pour certains domaines notamment le sport, les mesures restrictives prises en amont aux premières de la période de crise sanitaire, ce n’est pas le cas pour le Togo devenu par ironie le pays. Une rigidité qui n’a pas épargné les clubs engagés sur le continent.

Asko de Kara a eu une préparation tumultueuse du fait justement de l’interdiction de la pratique du sport restée en vigueur jusque-là. Contrairement à biens de clubs dans d’autres pays qui ont obtenu soit une dérogation spéciale pour des préparations optimales, soit la levée de façon générale de la suspension de jouer en période de covid, le Togo a joué aux parents durs et à la nation la plus consciente en termes de lutte contre la pandémie. Ce qui explique le maintien constaté de la suspension générale jusqu’au 04 décembre 2020. Ce qui irrite surtout, c’est de constater que c’est au moment où la messe était pratiquement dite pour les clubs togolais que ces derniers ont été autorisés enfin à s’entrainer.

En effet, la décision de la ministre des sports et des loisirs, Dr Lidi BESSI KAMA est prise par endroit par certains comme du folklore. Pour d’autres encore, cela relève de la pure comédie du fait du moment choisi. Une frustration dans l’opinion qui éclipse du coup l’autre côté fort de la décision, notamment l’autorisation accordée à neuf autres disciplines sportives dans ce projet de reprise progressive.

Tout se passe comme si l’autorité se satisfait de l’état comateux dans lequel se trouve son sport. Vouloir une chose et son contraire relève justement de l’absurdité. Sinon comment comprendre qu’un Etat par le biais de sa fédération puisse accepter que ses équipes s’engagent sur le continent dans une période où toutes les activités sportives sont suspendues sur son territoire ? Que d’incongruités qui expliquent en grande partie l’élimination prématurée d’ASKO et aussi d’Unisport des coupes continentales.

Certes le club ASKO n’est pas dédouané dans les facteurs qui ont concouru à sa mauvaise campagne sur le continent. Mais l’attitude de l’État ou l’environnement sportif au Togo reste un véritable handicap à l’épanouissement et aux projets des différentes équipes.

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