Engagés sur le continent, les clubs togolais, Us Koroki et Gomido FC ne passeront pas le premier tour préliminaire des coupes continentales. Une première depuis 2011.

Après Koroki Mètètè éliminé par le Jaraaf de Dakar en Ligue africaine des champions, Gomido de Kpalimé en Coupe de la Confédération se fait aussi écarté par l’As Coton Tchad (3-1 sur la double confrontation). Deux échecs des deux représentants togolais, qui suscitent beaucoup d’interrogations notamment la question de la compétitivité, de l’expérience, de l’organisation et des moyens dont disposent les clubs togolais.

  • Koroki et Gomido, une ressemblance dans la gestion du staff technique

Après un premier sacre historique dans le championnat togolais, grâce à son entraîneur Maurice Noutsoudjin, la direction de Koroki contre toute attente, décide de ne pas prolonger le bail de celui qui fut élu meilleur entraîneur de la saison 2017-2018. Exit Noutsoudjin pour faire place à Adam Fazazi qui à son tour ne fera pas long feu. Ce dernier est rapidement débarqué pour « son manque de qualification et de niveau pour être sur le banc d’un club en coupe continentale ». Adam Fazazi sera finalement remplacé par Bréhima Traoré débauché au Mali.

Du côté de Gomido, on dispose d’un entraîneur pour le championnat, Adika Komi et d’un autre entraîneur annoncé officiellement sur le continent, le Belge Jean François Losciuto. Au final, c’est le directeur technique, EZE Tomédégbé, ancienne gloire du foot togolais des années 80-90, qui va conduire les Show Boys pour les deux matches de ce premier tour.

Un changement à la tête des staffs des deux clubs qui sans doute aurait perturber les joueurs dans leur prestation.

  • Le report des matches de championnat, un handicap !

La Fédération Togolaise de football, a dû reporter les matches de la 9e et de la 10e journée pour ces deux clubs pour leur permettre de mieux se préparer.

Ne dit on pas que la meilleure manière de se préparer pour un match est d’en disputer d’autres à enjeux ? En ayant sollicité le report des deux matches de championnat, les joueurs des deux clubs ont présenté un manque de rythme criard.

  • Une pelouse du Municipal qui ne porte pas chance ?

Huit rencontres officielles, pour une victoire, c’est le bilan des matches tant de la sélection nationale togolaise que des clubs en Coupe CAF. Les superstitieux parleront peut-être d’un porte-malheur au municipal.

  • L’inefficacité des attaquants…

Sur l’ensemble des quatre matches disputés par les clubs togolais, les attaquants n’auront trouvé que deux fois le chemin des filets. Une inefficacité qui se fait resentir même en équipe nationale où les Éperviers peinent à inscrire des buts lors des rencontres.

Autant de raisons qui devront réveiller les autorités footballistiques du Togo à penser à une politique de développement du foot national.

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