L’Iranienne Sadaf Khadem va devenir la première boxeuse de son pays à monter sur un ring officiel. Le 13 avril, la pugiliste de 24 ans, va disputer un combat à Royan (Charente-Maritime).

«C’est un pas de plus vers l’émancipation des femmes de mon pays, à laquelle je suis très fière de participer. Cette initiative contribuera, je l’espère, à offrir de nouvelles opportunités à l’Iran», explique la boxeuse.

L’organisation du combat est à l’initiative de l’ancien boxeur Mahyar Monshipour, lui-même né à Téhéran. «J’ai découvert Sadaf la dernière fois que je suis allé en Iran en mai 2017. J’avais entraîné quelques boxeurs dans les collines. Parmi eux, il y avait cinq ou six filles, dont elle. Évidemment, tout ça c’était en cachette car les femmes n’ont pas le droit de s’entraîner avec des hommes», relate t-il.

Le ministère des Sports iranien s’est opposé à ce combat. Malgré cette interdiction, Sadaf a accepté de relever le défi. « Elle m’a dit bingo, on le fait quand même, j’assume à mes risques et périls », poursuit Monshipour. Il a rendez-vous le 6 mars pour obtenir son visa de sortie. Monshipour s’est porté garant de la remettre dans l’avion du retour le 16 avril.

Sadaf Khadem espère que son combat lancera un mouvement. «J’aimerais que 2 000 à 3 000 personnes viennent l’accueillir à son retour», fait savoir Monshipour. «Les autorités ne peuvent plus trop bouger quand il y a une action populaire», fait entendre la boxeuse.

Il faut rappeler que le CIO a sommé les pays de rendre mixtes toutes les disciplines sous peine d’exclusion des Jeux.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici