Le 31e Tour cycliste du Togo a enfin lancé sa première étape entre Bassar et Sokodé ce mercredi 20 mai 2026, sur une distance de 70,2 km. Mais au-delà de la bataille entre les coureurs, un autre adversaire s’est imposé tout au long du parcours : la forte chaleur du nord du Togo.
Dès le départ donné à 10h42 à Bassar, le thermomètre affichait déjà une température élevée. Entre 10h42 et 12h50, le soleil a frappé sans relâche. Les coureurs ont dû composer avec une chaleur écrasante (température ressentie : 28-32°C), renforcée par un vent chaud soufflant de face sur plusieurs portions du tracé.
Déjà, lors de l’étape Kantè-Kara annulée le 19 mai, les organismes avaient souffert. Sur le bord de la route, les coureurs réclamaient constamment de l’eau. Ils ne se contentaient pas de boire : beaucoup se versaient également de l’eau sur le corps afin de faire baisser leur température et éviter la déshydratation.
Ce mercredi, le scénario s’est répété. À travers les différentes localités traversées – Bassar, Kamaka, Kassou, Boumako, Nyamaboua, Kougol ou encore Malfakassa, les bouteilles d’eau ont été largement sollicitées.
Les coureurs s’aspergeaient le visage, le cou et le dos. Certains vidaient même entièrement leur bouteille sur leur casque avant de repartir, notamment dans l’ascension de Malfakassa, au kilomètre 51,1, point culminant de l’étape.
Sur les longues lignes droites entre le pont Bouzalo et Sagbadaï, le vent de face a encore compliqué la tâche des coureurs. Loin d’apporter un quelconque rafraîchissement, il a surtout accentué l’épuisement des organismes déjà éprouvés par la chaleur. Malgré ces conditions difficiles, le peloton est resté groupé jusqu’à 15 kilomètres de l’arrivée.
Les premiers coureurs ont franchi la ligne d’arrivée à Sokodé vers 12h24, après 1 h 42 min d’effort intense, rendu encore plus exigeant par les conditions climatiques.
Habitués à ces températures, les Togolais ont tenté de résister, à l’image de Kako Kokou Jules, resté dans le peloton de tête.
Le Tour se poursuit ce jeudi 21 mai avec l’étape Atakpamé-Badou, longue de 90,4 km, où la météo pourrait encore jouer un rôle déterminant.