À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, célébrée chaque 28 mai, l’Association DJILA a lancé la deuxième édition de son projet intitulé « Briser le tabou des menstruations dans le sport ». Une initiative qui vise à améliorer l’hygiène menstruelle et à renforcer l’inclusion des jeunes filles et des femmes dans la pratique sportive au Togo.
Après une première phase jugée encourageante, l’association revient avec une nouvelle dynamique. Le lancement officiel de cette deuxième édition a eu lieu le 21 mai 2026 à Lomé. L’objectif reste inchangé : lever les freins socioculturels liés aux menstruations, encore trop souvent sources d’exclusion ou de décrochage dans les milieux sportifs et éducatifs.
Le projet s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle et entend sensibiliser durablement les acteurs du sport sur une réalité encore largement taboue. Cette année, l’initiative intègre également une dimension environnementale, notamment à travers la promotion des serviettes hygiéniques réutilisables.
Trois axes d’intervention structurés
Pour atteindre ses objectifs, l’Association DJILA déploie un dispositif articulé autour de trois volets principaux.
D’abord, une campagne digitale de sensibilisation baptisée « Mon Cycle, Ma Performance », diffusée sur les réseaux sociaux du 21 mai au 14 juin 2026. Ensuite, des séances de formation et de sensibilisation seront organisées dans les fédérations sportives, les centres de formation et les établissements scolaires. Enfin, un programme spécifique s’adresse aux entraîneurs et encadreurs sportifs afin de mieux intégrer la gestion du cycle menstruel dans l’accompagnement des athlètes.
Vers un sport plus inclusif
Au-delà de la sensibilisation, l’objectif est aussi de déconstruire les préjugés persistants, de renforcer la confiance en soi des jeunes sportives et de favoriser un environnement plus inclusif, protecteur et équitable.
Pour l’Association DJILA, chaque jeune fille doit pouvoir évoluer dans un cadre sportif respectueux de sa dignité et de ses besoins physiologiques.
Soutenu par l’UNFPA Togo, partenaire officiel de cette deuxième édition, le projet appelle l’ensemble des acteurs du sport, de l’éducation, des médias et de la société civile à unir leurs efforts pour faire du sport un véritable espace d’inclusion, de performance et d’égalité des chances.