Quatre établissements scolaires de la commune des Lacs 2 sont associés à l’implémentation du projet « Sport, levier de développement durable dans les communes du Togo ». La troisième phase, lancée le 3 octobre 2026 à Aklakou, devrait aboutir à un bilan global de ce projet qui aura duré trois ans.
Après les communes des Lacs 1, 3 et 4, c’est au tour de la commune des Lacs 2, dans la région Maritime du Togo, d’accueillir le projet initié par l’association Femme, Sport et Développement (FE.S.DEV). Quatre établissements scolaires, à savoir le lycée d’Aklakou, le lycée d’Atoéta, le lycée d’Hétchivi et le lycée d’Agouègan, ont été choisis pour piloter le projet.
Il s’agit, en effet, d’amener les jeunes filles âgées de 12 à 15 ans de ces établissements à s’intéresser au sport, notamment au volley-ball et au badminton, mais aussi à faire le lien entre la pratique sportive et la vie active.
FE.S.DEV entend ainsi utiliser le sport pour accompagner les jeunes filles en les plaçant au cœur de ce projet. L’objectif est clair : permettre aux filles d’acquérir des compétences de vie, de développer les valeurs olympiques, la capacité à travailler en équipe, l’acceptation de l’autre et, surtout, la prise de parole en public.
Pendant la durée du projet dans les Lacs 2, des animations socio-éducatives seront organisées, notamment des sketchs portant sur la gestion des déchets, l’insalubrité, la citoyenneté et les moyens d’agir positivement sur l’environnement.
Au-delà, le projet prévoit le renforcement des capacités des encadreurs, l’initiation au volley-ball et au badminton, des journées dénommées « Ma commune propre » et bien d’autres activités.
Pour permettre aux établissements scolaires de mener à bien le projet, le lancement a été marqué par une dotation en matériels sportifs et en équipements de collecte des déchets. Entre autres, des ballons, des filets, des poteaux, des raquettes et autres accessoires ont été remis pour la pratique du volley-ball et du badminton.
D’autres matériels, comme des brouettes, des poubelles, des paniers ou encore des râteaux, ont été remis aux responsables des établissements pour l’entretien de l’environnement. « J’accueille à bras ouverts ce projet et nous mettrons tous les moyens nécessaires pour qu’il soit une réussite », a souligné Obympè Kodjo, proviseur du lycée d’Aklakou.
Une planification est établie et suivie rigoureusement par tous les acteurs impliqués dans le projet, fait remarquer son coordonnateur, Anato Atsu. « Les jeunes filles vont assister aux séances d’entraînement les mercredis après-midi et les samedis matin. Elles vont être formées sur la gestion des déchets et les questions environnementales. Les encadreurs du projet vont également suivre une formation avec des experts qui viendront de France. », a-t-il expliqué.
Latif Yorouma