Championne et représentante du Togo en Ligue africaine des champions, l’association Sportive de la Kozah (ASKO) fait face à plusieurs défis sur sa route en vue d’une possible qualification à la phase de groupe de la compétition. Entre ambitions et détermination, se dresse l’hostilité environnementale du Togo caractérisée par l’interdiction toujours maintenue de la pratique des activités sportives en raison du coronavirus.

13 ans, que les jaunes et noirs de la Kara, capitale politique du Togo, n’ont plus connu les délices du continent. Pas du tout épargnée par une gestion approximative caractérisée souvent par les connotations politiques, ASKO a sombré au point de frôler la relégation lors des saisons antérieures.

Repris vite en main par le préfet de la Kozah, le colonel Hemou Badibawu BAKALI, et amenés désormais par l’ancien international togolais, Ametokodo Messan King, les Kondonas de la Kozah ont fait forte impression au cours de la saison 2019-2020. Saison malheureusement écourtée en mars 2020 en raison du coronavirus.

Déclarée championne par la FTF et logiquement engagée en Ligue africaine des champions, ASKO affrontera entre le 27 et le 29 novembre prochain, le Racing Club d’Abidjan. Une première manche qui s’annonce alors que les clubs togolais n’ont toujours pas officiellement l’autorisation de l’État pour une reprise formelle des entraînements.

En effet, le premier adversaire d’ASKO se trouve être les restrictions imposées par l’État togolais. Depuis le 26 mars 2020, l’interdiction de pratiquer des activités sportives sur le territoire togolais n’est toujours pas levée. Une interdiction qui empêche officiellement la reprise des championnats et des entraînements.

Malgré cet interdit, le club de la Kara a toute de même commencé ses entraînements en catimini pour se préparer à la compétition, sans pour autant pouvoir disputer des rencontres amicales. De quoi tronquer une préparation efficace, si ce club avait pu obtenir une dérogation spéciale comme voulu par la Fédération Togolaise de Football.

En absence de matches amicaux de référence, il devient alors difficile voir impossible pour le staff technique de cette équipe de pouvoir jauger du niveau technique et physique des joueurs à sa disposition, et de procéder à un recrutement afin de renforcer certaines positions.

Quoi qu’il en soit, le colonel préfet et président d’ASKO a proposé un casting qui pourrait donner des espoirs. Des noms comme ceux de Atakora Lalawele et Ouro-Akoriko Sadate, deux joueurs qui ont connu le haut niveau professionnel en étant des cadres de la sélection togolaise, peuvent laisser entrevoir les ambitions des bicolores de la Kozah. Tombés en disgrâce, c’est une aubaine pour ces joueurs de se refaire une santé à travers leur expérience et ainsi permettre à ASKO de Kara de prétendre à une qualification en phase de groupe.

Gnama Akaté, cadre de la sélection locale togolaise qualifiée pour le Championnat d’Afrique des Nations, a rejoint aussi le club de la Kara tout comme Ahoro Jary, Agbagla Amen et Pessinaba Yamba. Un recrutement ciblé et intéressant qui suscite cependant une interrogation. La question de l’intégration rapide des nouveaux joueurs et le pont entre eux et les anciens qui ont permis au club de revenir sur le continent.

En gardant ses meilleurs éléments de la saison écoulée tel Tcahakei Marouf, régulier avec les Éperviers, Prince Ametokodo, Potcho Essodeke ou encore les frères Sama, le champion du Togo dispose d’une base sur laquelle il peut s’appuyer pour espérer passer le premier tour où se dresse le RC Abidjan.

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