Le bilan de la phase aller du championnat national de football de première division prend aussi en compte la prestation des arbitres. Quoique passable, les observateurs s’accordent à dire que les hommes en noirs peuvent encore donner du mieux possible et ainsi laisser les résultats de faire d’eux mêmes au sortir des matches. Entre l’objectivité et l’envie de progresser pour certains, des situations incommodes sont aussi à souligner par endroits.

Beaucoup ont craint ce que le comportement de certains arbitres pourrait avoir comme conséquence sur ce championnat particulier de par sa formule. La durée d’inactivité, le huis clos et autres contingences laissaient planer la peur de revivre les scénarios habituels de décisions souvent partielles du sifflet. Mais fort heureusement, ces officiels de matches tiennent relativement pour l’heure, le pari de l’objectivité. Ceci malgré quelques ratés et contestations enregistrés.

En effet, les arbitres togolais ont souvent été au centre des polémiques avec des entraîneurs, joueurs, dirigeants et surtout supporters qui exhibent leur frustration vis -à -vis du sifflet jugé approximatif. Mais pour le compte de cette saison 2020-2021, la critique a baissé d’un ton, du moins pour l’heure. Hormis les clubs Ifodjè, Semassi et Dyto qui ont par le truchement de leur coachs exprimé quelques désaccords dans le rendement des arbitres. Certes la presse aussi a eu à souligner quelques égarements de certains directeurs des matches. Mais cela reste des situations bien isolées qui ne pourront pas mettre à l’eau tous les efforts consentis.

Cependant, là où ces arbitres peuvent encore et surtout mieux faire, c’est sur la question des désignations.

En effet, à voir de prêt la gestion du corps arbitral, on a tendance de par les désignations, à voir les responsables de la commission vouloir contenter tout le monde dans l’attribution des matches. Ce qui fait souvent remarquer certains arbitres dont le vécu et le statut sont encore peu enviables sur des matches capitaux. Au bout du compte, c’est par là que viennent parfois des frustrations à l’issue des prestations émaillées souvent d’hésitations et de décisions peu convaincantes.

C’est bien de faire une politique rotative saine. Mais qu’elle soit bien orchestrée et non inhérente au souci de favoriser juste certains restés dans le chômage des mois durant pour raison de suspension des activités. Sinon, la seconde phase de la saison régulière devant déterminer les qualifiés pour les play offs ainsi que les relégués en D2 risque d’être difficile à gérer. La demande, l’exigence et les critiques deviendront de plus en plus vives.

L’autre paire de manches et qui reste un phénomène qui dure au niveau de la CA, c’est l’influence de certains responsables de clubs membres de la FTF ou proches de la FTF. Vouloir bannir un arbitre pour une erreur à la demande d’un responsable de la FTF relève de l’irresponsabilité de la Commission des Arbitres. Protéger aussi un arbitre dont les prestations laissent à désirer est suicidaire pour la suite du championnat. La responsabilité des acteurs les plus impliqués est donc mise en jeu.

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