La cinquième journée des éliminatoires de la CAN 2022 pour le Togo passe par Moroni où les Éperviers affrontent ce 25 mars 2021 les Comores. Privés de plusieurs joueurs expatriés, les locaux togolais auront l’occasion de se mettre en vedette et ainsi saisir leur chance pour le futur.

La grogne est partout sur le continent où les sélections africaines ne peuvent compter pas sur leurs contingents de joueurs évoluant en Europe. En raison de la pandémie et se basant sur la circulaire de la FIFA, certains employeurs des joueurs africains ont refusé de libérer les joueurs. Et le Togo en fait aussi les frais.

Déjà éliminé de ces éliminatoires, le Togo qui n’a plus rien à gagner s’est déplacé avec un groupe à forte coloration locale. Un choix qui est loin d’amorcer un renouveau pour Claude Le Roy en place au Togo depuis avril 2016.

Contraint de faire avec les locaux, le breton doit cependant faire face à un casse tête dans les buts. Privé de son titulaire Barcola Malcom, bloqué par l’Olympique Lyonnais, et d’Aigba Moubarak titulaire lors du récent CHAN pour blessure, le Togo ne dispose que d’Adry Kossi, de Gbegno Kossi et de Djehani N’Guissan.

Le dernier évoluant en Djibouti fait un retour en sélection 7 ans après sa dernière apparition marquée par une fessée contre la Guinée, défaite 1-4 lors des éliminatoires de la CAN 2015. Adry Kossi Agbeko du Dynamic togolais première division togolaise, était de la campagne du CHAN, tout comme Gbenyo Kossi de Gbohloe-su d’Aného. Malheureusement, ces derniers n’ont jamais réussi à garder les cages d’une sélection nationale à ce niveau.

Un casse tête créé par le sélectionneur français qui n’a jamais trouvé la nécessité de s’assurer une marge de manoeuvre en faisant jouer d’autres gardiens que les seuls qu’il tient comme titulaire depuis son arrivée au Togo. L’incertitude règne dans ce secteur de jeu pourtant clé.

En défense, la question se pose au poste de latéral droit pour le match contre les Comores. Certes convoqué, Steve Lawson titulaire du poste, n’est autorisé à jouer que le match de la 6e journée, son club s’étant opposé au match à Moroni. Qui pour évoluer sur le côté droit de cette défense où il n’y jamais eu de concurrence; surtout que Bode Abdoul Sabourh, probable prétendant ne se retrouve dans le groupe, payant ainsi sa piètre prestation contre le Rwanda au CHAN.

Pendant ce temps, le poste de latéral gauche reste toujours une équation à triple inconnue pour Claude Le Roy depuis son arrivée. Aucun joueur fiable n’a su émerger pour dominer ce secteur, où le français se plaît à bricoler.

Un bricolage qui risque de prendre plus d’ampleur en milieu de terrain où les hommes forts de Claude Le Roy seront absents à l’exception d’Ihlas Bebou. Une situation qui contraint au retour d’un autre banni du sélectionneur, Henritsè Eninful, qui n’est plus revenu en sélection depuis la CAN 2017.

Bien embêté par le blocus imposé par les clubs européens, Claude Le Roy ne peut que s’en prendre à lui-même car sa méthode au Togo a toujours suscité débats et inquiétudes. Cependant, cette situation peut constituer une aubaine pour certains joueurs locaux.

En effet, avec un championnat d’Afrique des Nations d’un niveau acceptable, Ouro-Agoro Ismaël, Tchatakora Abdoul Semiou ou encore Richard Nane doivent saisir l’occasion de confirmer sur leur lancée. Dans un match sans enjeu et sans obligation de résultats, les joueurs locaux doivent à fond profiter de l’occasion pour mettre en doute les choix du sélectionneur national, qui compte plus, sur des joueurs évoluant en Europe avec lesquels les résultats ne sont pas au rendez-vous depuis cinq ans maintenant.

Comores -Togo, c’est ce jeudi à Moroni à 14h GMT. Une victoire des Éperviers compterait juste pour le prochain classement FIFA ou encore pour les prochains tirages au sort de compétitions. Mais en face, un nul rendrait officiel la qualification des Comores pour Cameroun 2022.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici