Prévu pour démarrer ce 20 mars à Sokodé, le processus de lancement du Championnat national de première division de football saison 2020-2021 est suspendu jusqu’à nouvel ordre. La décision gouvernementale surprend ainsi l’opinion même si elle est motivée par la recrudescence des cas de contaminations du coronavirus au Togo.

En manque d’activités pour cause de Coronavirus depuis un an, les acteurs du football togolais se sont un temps soit peu frotté les mains à l’idée de renouer avec leur matière. Exultation qui s’est transformée malheureusement le 18 mars en colère et frustration. Une véritable incompréhension à l’annonce de la suspension du championnat jusqu’à nouvel ordre, décision motivée par le taux de plus en plus élevé des contaminations du coronavirus au Togo.

C’est une situation embarrassante pour le monde sportif togolais. D’aucuns la qualifient même de dictature des autorités vis-à-vis de la jeunesse et aussi de la fédération togolaise de football éprouvée et impuissante face à ces décisions de la part de la coordination pour la riposte à la Covid 19.

Alors que toutes les équipes ou presque s’apprêtaient à se lancer dans la nouvelle aventure comptant pour le championnat, l’État par le biais du Ministère des sports et des loisirs avorte tout. Non seulement le démarrage est suspendu jusqu’à nouvel ordre, mais aussi tous les sports sont à nouveau sous scellés, précise un courrier de Dr Lidi Bessi Kama. La variante du virus au coronavirus constatée ou descellée au Togo, serait l’une des raisons qui sous-tendent cette décision.

C’est reparti du coup pour les difficultés de tous ordres avec des joueurs, entraîneurs, arbitres et même journalistes sportifs qui tirent le diable par la queue depuis plus d’un an maintenant. Surtout que le programme social “Novissi” mis en place par le gouvernement en cette période de covid, n’a pris en compte les acteurs sportifs.

D’énormes dommages causés !

Ce report à la dernière minute du championnat aura forcément des conséquences fâcheuses et même pourrait provoquer des infarctus, ou AVC dans les états majors des clubs, tant les responsables auront malgré le ralentissement de leurs affaires, mis la main à la poche pour reconstituer les équipes, payer les salaires et équipements pour finalement du beurre.

La fédération qui elle-même, était surprise a déjà engagé des dépenses en vue du démarrage avec surtout la subvention envoyée aux clubs.

Mis en chômage depuis la suspension des activités en mars 2020, avec paiement de demi-salaire pour les plus chanceux, les journalistes sportifs sont également pris dans le feu. Alors que le bout du tunnel semblait apparaître pour eux aussi, voici le cauchemar qui va reprendre.

À raison, l’on se demande si le coronavirus est plus contagieux au Togo et plus mortel que celui du Bénin à côté où se déroule le championnat, ou si la Côte d’Ivoire qui remplit tout un stade pour des obsèques a déjà acquis son immunité collective.

L’évidence, c’est que ce samedi 20 mars, le stade de Sokodé, ni celui d’Atakpamé n’ont servi de cadre à personne. Plusieurs équipes ont déjà demandé à leur joueurs de replier. D’autres hésitent encore.

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