Le milliardaire sud africain, Patrice Motsepe, seul candidat en lice pour la présidence de la Confédération Africaine de Football est devenu le Président de la CAF à l’issue du Congrès électif tenu ce 12 Mars à Rabat au Maroc. Un changement de taille qui devrait déboucher sur de grandes révolutions dans les mois à venir.

Enfant de township, devenu milliardaire grâce aux mines et propriétaire du club sud africain de Mamelodi Sundowns, Patrice Motsepe a bénéficié des tractations du Président de la FIFA, Gianni Infantino pour se hisser au sommet du football africain à 59 ans.

Vivement incités par le président de la FIFA, les trois autres candidats que sont Jacques Anouma, Ahmed Yaya et Augustin Senghor ont dû renoncer à leur rêve pour laisser un boulevard au sud africain.

Seul candidat à vouloir tenir tête au début au projet de Giani Infantino, Jacques Anouma a fini par se ranger et obtenir une garantie d’un poste dans la sphère de décisions de la Confédération. Désormais, l’ivoirien croit au projet de Patrice Motsepe qu’il voit “ramener la CAF sur les rails.” Et aussi “renflouer ses caisses”. Mais la pilule pourrait être amère à avaler”, prévient-il car le train de vie de la CAF serait au-dessus des moyens.

Une analyse qui fait craindre à priori les fédérations surtout au sud du Sahara pour qui, les fonds de la CAF sont une bouffée d’oxygène. Les premières victimes de l’arrivée de Motsepe seraient aussi les présidents de Fédérations qui bénéficient de plusieurs privilèges à chaque fois qu’ils se retrouvent.

Si la pilule sera amère à avaler, serait-ce aussi le cas pour les arbitres qui ont vu leur prime augmenter avec le malgache Ahmad ? Beaucoup d’interrogations sur les propos de Jacques Anouma.

Décrite comme l’élection de la honte, ou la suite de la colonisation, Maître Augustin Senghor après avoir obtenu le poste de 1er vice-président de l’institution pense plutôt qu’il s’agit d’un signe de l’unité de l’Afrique et preuve de sagesse.

Véritable unité, ou pas, sagesse ou soumission, les nouveaux amis qui prennent le contrôle de la CAF se savent attendus et observés par les sportifs africains. Comme souvent, les alliances se font et se défont en raison des intérêts des uns et des autres.

Avec ce pouvoir bien évidemment affiché par Infantino dans cette élection, l’Afrique du football reste et demeure à des années lumières de son autonomie avec des présidents qui auraient des casseroles sales, raison de leur mutisme face au plan sorti par l’italo-Suisse, président de la FIFA, lui même objet d’une enquête en Suisse.

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