Le Togo sera renforcé en infrastructures sportives par un projet olympafrica à l’intérieur du pays. Il s’agit bien de la construction d’un centre multi opérationnel en faveur des sports portés par la fondation Olympafrica et le Comité National Olympique du Togo. La première pierre posée le 20 février à Asrama dans le Haho devrait marquer le coup d’envoi de ce chantier dont la pertinence reste d’une dimension remarquable.

Il n’est pas le premier centre du genre au Togo. Puisqu’avant ce nouveau projet, le Togo héberge déjà un centre olympafrica à Lomé et qui porte le nom du premier président de l’ACNOA, le togolais Anani Mathia. C’est du coup, une deuxième opportunité en infrastructures que le Comité International Olympique et ses ramifications à savoir la Solidarité Olympique donnent au Togo à travers l’implantation de ce nouveau centre olympafrica à l’intérieur du pays.

Prévu donc pour être érigé à Asrama dans le Haho et à proximité de Notsè, ce centre dont la pose de la première pierre a été effectuée le samedi 20 février 2021, va desservir la capitale et aussi désengorger ses périphéries trop bondées d’initiatives sportives mais sans véritables infrastructures. Le choix d’Asrama devra aussi susciter l’intérêt des autres disciplines autres que le football chez les jeunes de la préfecture du Haho. Ces jeunes de l’intérieur souvent peu vernis par les infrastructures en manque cruel. L’on évoque un centre multi opérationnel avec un terrain de football à gazon synthetique taillé pour le football de jeunes, d’autres aires de jeu de football en terre battue, un terrain de basket ball et de handball , une piste d’athlétisme et autres sports comme la lutte et autres épreuves d’athlétisme comme les sauts, les lancers de poids etc.

Le projet porté par la fondation Olympafrica dont le responsable Afrique n’est autre que le Sénégalais Thiermo est soutenu par le CIO. Sur place, c’est le Comité National Olympique du Togo qui est l’organe chargé de la gestion et de l’exécution du projet qui va s’étaler sur 10 mois. Chose trop solennelle pour ne pas remarquer l’implication de l’État togolais. Voilà pourquoi c’est la Ministre Lidi Bessi Kama qui a présidé personnellement à la cérémonie de la pose de la première pierre.

Cependant l’inquiétude réside dans l’exploitation du centre pour donner de l’engouement aux jeunes de la localité à s’intéresser à l’olympisme. Si l’on remarque que le centre de Lomé implanté à Kégué n’est pas véritablement utilisé pour une émergence enviable outre quelques tournois de jeunes dont le footballnet initiés. Les infrastructures ont souvent servi à la jeunesse et également pour quelques organisations sportives, mais l’idée première qui consiste à rendre très vivant le centre de jour et de nuit est toujours à l’étape embryonnaire.

Mais en attendant des formules pratiques pour ces centres olympafrica, le mérite revient au CNO Togo et aux responsables de la fondation Olympafrica qui ont opté pour une décentralisation telle que recommandée par les valeurs de l’olympisme qui voudraient voir les États et les institutions sportives amener les sports et les valeurs olympiques vers la jeunesse, surtout celle des contrées les plus reculées.

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